Communication de Maya HADEH sur Peindre l'écriture ou écrire la peinture ? l'Ekphrasis chez Baudelaire


Résumé:
L’interchangeabilité de l’écriture et de la peinture dans l’œuvre de Baudelaire est incontestable. Il existe un transfert entre l’analyse offerte dans ses Salons et l’écriture poétique. Dans « Les Phares », poème que Baudelaire cite dans L’Exposition Universelle de 1855, on est frappé par le caractère interchangeable d’une exégèse qui tient des deux contextes, artistique et poétique, une interaction qui tente parfois à se transformer en une aire d’expression personnelle comme dans « Le désir de peindre » où surgit une conjugaison de la pratique scripturale et de la voix lyrique qui invente le tableau.

Nous voulons montrer dans cette communication comment l’interaction entre le récit englobant et l’insertion d’Ekphrasis provoque une interpénétration de l’œuvre peinte et de la fiction baudelairienne. Dans un premier temps, nous nous intéresserons aux procédés esthétiques qui font que l’œuvre poétique renvoie au monde de la peinture. Ensuite de point de vue poétique, nous examinerons un choix de figures et d’allusions mythologiques susceptibles d annoncer une contamination réciproque entre la littérature et la peinture.
Notre étude ne se limitera pas à une simple représentation de telle ou telle description. Il s’agira plutôt d’aune analyse qui montrera bien, comment chez Baudelaire, l’Ekphrasis oscille entre œuvre réelle et inventée, entre objet d’art humanisé et décors ou personnages transformés en oeuvre d’art.


Cette communication sera présentée lors du Colloque "Global Media, Local Perspectives: Text and Image Relationin European Culture after 1800 II",  le 27  mars 2009  à l'Université de Harvard.

Colloque annuel de l'association américaine de  la littérature comparée ( ACLA)

Organisateur du colloque:  Dr . Natasha Grigorian , Université de Cambridge

Le programme  est disponible sur le Site Web: http://www.acla.org/acla2009/?p=430
Interpretation

Demeures de Baudelaire