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Pierre BRUNEL, "Baudelaire antique et moderne"

Pierre BRUNEL, Avec l’adjonction d’une série inédite, « Tableaux parisiens », la deuxième édition des "Fleurs du Mal" consacrait pour près d’un siècle et demi de critique la modernité de Baudelaire. Dans son dernier ouvrage, "Baudelaire antique et moderne", Pierre Brunel a souhaité nuancer ce qui s’est imposé comme un lieu commun par trop réducteur : il montre comment le poète avait médité son recueil de 1857 comme un « hommage profond » rendu par les « muses tardives » du XIXe siècle aux beautés millénaires de l’âge grec. Baudelaire avait en effet entrepris de ressusciter les grâces de la culture classique, non point en les conservant comme les dépôts surannés des temps anciens mais bien en modifiant leurs formes alors revivifiées, littérale métamorphose qui constitue « le possible de la poésie moderne», voire une définition de la poésie elle-même. Pierre Brunel montre combien l’art de Baudelaire repose sur une tension entre l’immersion dans l’extrême modernité et la nostalgie de l’Antique, équilibre savamment préservé entre l’actualité vivante d’un dialogue – hypothétique ou avéré – avec ses contemporains et le souvenir des grands auteurs grecs, latins et médiévaux...

 

Alain VAILLANT, "Baudelaire, poète comique"

Alain VAILLANT, "Les Fleurs du Mal" prouvent que, grâce à des œuvres exceptionnelles, l’histoire littéraire est parfois faite d’inventions effectives, concrètes, explicables dans les termes de l’art. Baudelaire est en effet le premier écrivain français à avoir su figer et contracter dans la forme poétique l’écoulement informe du discours : tous les poètes modernes qui, depuis, cherchent à concentrer l’émotion et l’imagination doivent l’essentiel à cette invention des "Fleurs du Mal", qui a radicalement changé le faire poétique.
Or, de cette invention inaugurale des temps modernes, Baudelaire a dévoilé lui-même le secret : il tient tout entier dans une esthétique du rire, simultanément surnaturaliste et ironique, qui permet d’unifier dans un même acte artistique les forces contraires de la « vaporisation » et de la « centralisation »...

 

Louis JOOS, Baudelaire : "Les Fleurs du Mal"

Louis JOOS, Baudelaire : Au travers d'une sélection d'environ soixante poèmes, "Les Fleurs du Mal" vous sont proposées agrémentées de magnifiques illustrations de Louis Joos. La " beauté pure " des vers baudelairiens trouve un nouvel écho dans la puissance évocatrice du dessin qui les accompagne : aquarelle, encre de chine, pastel, différentes techniques qui traduisent les mots et les rimes, les concepts et le quotidien, l'amour et la haine, le plaisir et le spleen, les anges et les démons, les courtisanes et les femmes-enfants... Ce jeu de " correspondances " (chères au poète), ce miroir visuel est loin d'être le premier, mais il renouvelle d'une force inédite, contemporaine, la tradition des illustrateurs de Baudelaire : Armand Rassenfosse et autres graveurs...

 

Gabriel Lefevre, Baudelaire : "Poèmes interdits"

Gabriel Lefevre, Baudelaire : "Les Fleurs du Mal" paraissent en juin 1857 et déchaînent les foudres de la justice.
Sont précisément mis en cause six poèmes, parmi les plus sulfureux du recueil, que le procureur impérial Ernest Pinard - déjà en guerre six mois plus tôt contre "Madame Bovary" - tente de faire interdire au nom de la morale publique.
Baudelaire est condamné, les poèmes censurés...

 

Michaël PRAZAN,

Michaël PRAZAN, Dans le Paris du XIXe siècle, des salons littéraires au hasard de ruelles mal famées, les artistes rêvent de paradis artificiels. Baudelaire, lui, construit son mythe. Mais dans son quotidien miné par la pauvreté et la syphilis comme dans son envol vers la gloire littéraire, Charles n'est jamais seul. Une femme partage sa misère et ses excès, supporte sa jalousie et ses infidélités, endure sa folie et sa maladie. Qui était Jeanne Duval, la mystérieuse " Vénus noire " ? La " mulâtresse " qui a inspiré la majeure partie des "Fleurs du Mal" ? Méprisée par ses contemporains, chargée de tous les maux par la critique littéraire, oubliée enfin, elle demeure une énigme. Ce récit lui restitue sa place dans la vie et dans l'œuvre du poète maudit. Documenté mais romanesque, tour à tour drôle et tragique, "La Maîtresse de Charles Baudelaire" raconte vingt ans d'une relation passionnelle et destructrice.

 


Interpretation

Demeures de Baudelaire