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Le dialogisme dans Les Fleurs du Mal et Le Spleen de Paris de Baudelaire

Le concept de dialogisme a été instauré par le théoricien russe Mikhaïl Bakhtine pour rendre compte de l’esthétique romanesque. Il présuppose que le texte littéraire ne peut être appréhendé qu’à partir de l’altérité traduite par la présence de l’autre dans le discours de soi qui devient l’espace d’une polyphonie de voies plurielles entretenant entre elles des rapports interactifs.

Dans cette optique le sujet ou le moi ne peut être défini que suivant des rapports interrelationnels avec l’autre. Il nous a semblé intéressant de penser l’œuvre baudelairienne selon cette perspective dialogique car les motifs du dédoublement et les jeux de miroirs y sont fréquents d’autant plus que le sujet lyrique baudelairien se présente au lecteur comme une instance plurielle et éclatée...

 

Baudelaire ou la littérature absolue

Baudelaire. Ce grand pourvoyeur d’espérance, contempteur de la bêtise et des beaux-arts, avait élu domicile, pour reprendre le mot de Sainte-Beuve, à la pointe extrême du Kamtchatka romantique.
Deux livres nous rappellent - et avec quel éclat ! - son déni de finitude. Le premier, Sous le signe de Baudelaire (1), réunit quinze essais qu’Yves Bonnefoy lui a consacrés. Il s’ouvre sur la préface de l’édition de 1954 des Fleurs du mal et se clôt avec « Baudelaire parlant à Mallarmé ».
Du mol édredon de la chair des créatures de Rubens à l’intrusion du bruit dans la composition poétique (« J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres/Le bois retentissant sur le pavé des cours »). Le second livre, La Folie Baudelaire...

 


Interpretation

Demeures de Baudelaire